Histoire de la police et des violences interindividuelles en France (De l'ordre dans mes idées) (French Edition)

Histoire de la police et des violences interindividuelles en France (De l'ordre dans mes idées) (French Edition)

Author: Roger LEJEUNE

Format: Kindle Edition

Pages: 158

Language: English

Description du Livre

Cet ouvrage propose une histoire de la police en France depuis le Moyen Âge, en distinguant, dans cinq parties distinctes : la police avant la Révolution, la période allant jusqu'au Second empire, la période du Second empire, celle de la IIIe République puis la période moderne. Le lecteur pourra constater que les grands progrès en matière d'organisation ont été réalisés par des gouvernements autoritaires, que les gouvernements démocratiques n'ont jamais remis en cause dans leurs grandes lignes. Des développements importants ont été consacrés à quelques grandes affaires policières à connotation politique au temps de la IIIe République puis, au cours de la Ve République, à l'affaire Ben Barka, qui a eu d'importantes conséquences sur l'organisation générale de la police, ainsi qu'à la guerre d'Algérie et aux événements de mai 1968.
En ce qui concerne l'histoire des violences interindividuelles, une importante distinction a été faite entre la période antérieure au XIXe siècle et celle qui a suivi. Cette démarcation a une explication simple : jusqu'à la Révolution, les violences contre les biens et les personnes avaient connu un lent mais progressif déclin, dû tout à la fois au progrès général de l'Administration du pays et à l'apaisement des mœurs. L'étude s'interroge longuement sur les raisons de cette décrue. L'auteur estime que les raisons culturelles y ont leur part importante mais que, derrière cette expression, il faut comprendre "raisons religieuses". La décrue s'est poursuivie jusqu'à la fin des années 1960. A ce moment, les violences reprennent une courbe ascendante, de plus en plus verticale. Là encore, l'auteur s'interroge sur les causes de cet enfoncement de notre époque dans la violence. Il conclut que la raison principale doit être trouvée dans la perte du sacré dans notre société. Il indique notamment : "Ce que l’on qualifie aimablement de « perte de repères » n’est que la perte, par notre société, de la notion de sacré.[...] Question fondamentale : le sacré peut-il exister sans référence à Dieu ? Durkheim ne le pense pas. [...] On objectera que la société civile a institué des valeurs sacralisées ; l’amour sacré de la patrie en est le type même. Mais cette sacralisation-là n’était qu’un sous produit d’un sacré « qui venait d’en-haut » ; disons le mot : un sacré métaphysique. Le lecteur notera le soin mis à ne pas employer le mot religion mais la question demeure : peut-il y avoir une vision de « l’en-haut » sans métaphysique. Pour des gens comme l'auteur lui-même, oui, assurément puisqu'il ne croit pas en la transcendance de Dieu mais en l’immanence de l’esprit et de la pensée. Disons-le clairement, ces convictions ne sont pas de nature à structurer toute une société. Il faut aux groupes humains des certitudes communes, propres à les mobiliser globalement et à les faire se réunir sur des principes qui sont extérieurs à leurs intérêts personnels centrifuges. L’athée Ernest Renan n’a aucun mal à convaincre quand il écrit : « C’est seulement grâce à l’enfer qu’on a pu tirer de l’humanité un certain degré de moralité.

Commentaires
Andrée Bédard
Je vous recommanderai à mes collègues. Leur miracle de Noël est les livres les plus précieux que nous ayons jamais achetés. Je serais perdu sans ça. Je suis complète ment époustouflé.
Alphonse Ratté
Je tiens à vous remercier personnellement pour vos livres exceptionnels. C’est vraiment merveilleux.
Émilie Aucoin
Mes amis sont tellement fous qu’ils ne savent pas comment j’ai tous les ebook de haute qualité qu’ils n’ont pas!
Blanchefle Morneau
Enfin, je reçois cet ebook, merci pour tous ces miracles de Noël que je peux obtenir maintenant!
Gradasso Martel
Leur Miracle de Noel était le meilleur livre que j’ai jamais acheter. Leur Miracle de Noel a fait exactement ce que tu as dit qu’il faisait.